DORA

Conformité DORA pour le secteur financier et ses prestataires informatiques.

Entité financière, ou prestataire informatique de l’une d’elles ? Voyez ce que DORA change pour vous.

Êtes-vous concerné ?

Trois questions pour vous situer.

Oui à la première : DORA s’applique directement à vous. Oui seulement à la deuxième ou à la troisième : il vous atteint par vos contrats. Les critères exacts figurent plus bas, dans la partie destinée à votre DSI.

  • Êtes-vous une entité financière réglementée ?Banque, assureur, entreprise d’investissement, établissement de paiement ou de monnaie électronique, prestataire sur crypto-actifs, gestionnaire de fonds. La plupart sont visés quelle que soit leur taille, avec des règles allégées pour certaines petites structures.
  • Vendez-vous des services informatiques à l’une d’elles ?Informatique en nuage, logiciel, hébergement, infogérance, traitement des paiements. DORA ne s’applique pas directement à vous, mais vos clients doivent en intégrer les clauses à votre contrat.
  • Une banque ou un assureur vous a-t-il envoyé de nouvelles clauses ?Droits d’audit, alerte en cas d’incident, plans de sortie. Elles viennent de DORA. Savoir lesquelles sont exigées vous aide à signer sans vous surengager.

Pas concerné ?

Pas une entité financière ? Vos clients le sont.

Banques et assureurs doivent tenir un registre de leurs prestataires informatiques. Ils doivent aussi inscrire des clauses précises dans chaque contrat : droits d’audit, notification des incidents, continuité et plans de sortie. Être prêt à ces clauses facilite vos renouvellements.

Comment nous répondons aux questionnaires clients

Ce qui change pour vous

La direction répond du risque informatique, et les incidents se signalent vite.

Si DORA vous vise, votre organe de direction approuve et supervise la gestion du risque informatique, et en reste responsable. Un incident informatique majeur se signale à votre autorité de contrôle, avec un premier rapport sous 4 heures après l’avoir classé comme majeur.

Il faut aussi tester chaque année les systèmes qui portent vos fonctions critiques. Vous tenez un registre de tous vos prestataires informatiques, avec des clauses précises dans leurs contrats. Les entités désignées par leur autorité réalisent en plus, tous les trois ans, des tests d’intrusion avancés fondés sur la menace.

Le vrai risque est un constat de l’autorité qui freine votre activité, ou un contrat que vous ne pouvez pas renouveler. La réponse : un plan court, dans le bon ordre, avec des preuves à montrer. Si vous êtes certifié ISO 27001, une bonne partie du socle est déjà là.

Par où commencer

Confirmer ce qui s’applique, puis traiter les écarts qui comptent.

Ce que nous livrons

  • Une réponse documentée : concerné ou non, régime complet ou simplifié, ou atteint par vos contrats
  • Vos écarts sur les cinq volets de DORA, classés par niveau de risque
  • Un processus d’incident qui tient le premier rapport sous 4 heures
  • Votre registre des prestataires et des clauses qui tiennent, ou, comme prestataire, votre réponse à ces clauses
  • Un programme de tests annuel, et la préparation aux tests avancés si votre autorité les demande

Qui fait quoi

Nous pilotons le travail DORA. Votre équipe informatique garde la partie technique.

Ce que nous pilotons

  • Établir comment DORA s’applique à vous
  • Classer les écarts et fixer le plan
  • Rédiger le cadre de gestion du risque informatique et la procédure d’incident
  • Structurer le registre des prestataires et revoir les contrats
  • Concevoir le programme de tests et rendre compte à la direction

Ce qui reste chez votre prestataire informatique

  • Mettre en place la journalisation, les sauvegardes et les contrôles d’accès
  • Réaliser les tests avec vos testeurs, et corriger ce qu’ils trouvent
  • Tenir à jour le registre des prestataires

Nous vérifions que son travail suit le plan, pour que les preuves tiennent face à votre autorité.

Pour commencer

Première étape : le Diagnostic Périmètre & Écarts DORA.

Vous savez comment DORA s’applique à vous, comme entité financière ou comme prestataire. Vous savez aussi quels écarts traiter en premier. Le montant est intégralement déduit si vous poursuivez avec nous dans les 60 jours.

À partir de
4 900 €HT
Durée
15 à 20 jours ouvrables
Votre temps
3 à 8 courts entretiens

Prix fixe, selon votre effectif.

Réserver une consultation gratuite de 25 minutes

Pour votre DSI, DPO ou DAF

Ce que DORA exige en pratique.
  1. 01Pilier 1

    Cadre de gestion des risques TIC

    Cadre de gestion des risques TIC approuvé par l'organe de direction, couvrant identification, protection, détection, réponse et reprise — avec responsabilité de la direction tout au long.

  2. 02Pilier 2

    Classification et notification des incidents TIC

    Notification obligatoire des incidents TIC majeurs à l'autorité compétente selon une cadence 4h / 72h / 1 mois, plus notification volontaire des menaces cyber significatives.

  3. 03Pilier 3

    Tests de résilience opérationnelle numérique

    Tests au moins annuels des systèmes TIC qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes (hors micro-entreprises) ; tests d'intrusion fondés sur la menace (TLPT) tous les trois ans pour les entités désignées par l'autorité compétente, menés par des testeurs répondant aux exigences de l'article 27.

  4. 04Pilier 4

    Gestion des risques TIC tiers

    Un registre d'information couvrant tous les accords avec des prestataires TIC (article 28, paragraphe 3), des clauses contractuelles obligatoires (article 30, renforcées pour les services qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes : droits d'audit, plans de sortie, contrôle de la sous-traitance), et une supervision continue.

  5. 05Pilier 5

    Partage d'information

    Participation volontaire à des arrangements de renseignement et de partage d'information sur les menaces cyber entre entités financières — échange réciproque et structuré d'indicateurs de compromission et de renseignement.

Sanctions nationales et pouvoirs de supervision directs.

Pour les entités financières, DORA ne fixe pas de montant d'amende : chaque État membre définit des sanctions administratives et mesures correctives effectives, proportionnées et dissuasives (article 50). L'autorité peut ordonner la cessation d'une pratique, exiger des mesures correctives et publier un avis indiquant l'identité de l'entité et la nature de l'infraction ; le droit national peut étendre les sanctions aux membres de l'organe de direction. Les prestataires TIC tiers critiques désignés au niveau européen relèvent d'un régime distinct : des astreintes pouvant atteindre 1 % de leur chiffre d'affaires mondial quotidien moyen, imposées chaque jour pendant six mois au plus (article 35).

  • Sanctions des entités financières

    Nationales

    fixées par chaque État membre — effectives, proportionnées, dissuasives (article 50).

  • Prestataire TIC critique

    Jusqu'à 1 % / jour

    du chiffre d'affaires mondial quotidien moyen, pendant six mois au plus (article 35).

  • Notification incident majeur

    4h · 72h · 1mo

    initiale / intermédiaire / finale — significativement plus rapide que RGPD ou NIS2.

Calendrier type

Dépend du socle existant — des contrôles alignés EBA aident.

  1. 3–6 mois

    À partir d'un socle EBA ou ISO 27001

    Écarts spécifiques à DORA : registre des tiers, mises à niveau contractuelles article 30, processus de notification 4 heures, formalisation du cadre de risques TIC. ISO 27001 est un bon point de départ mais ne couvre pas ces éléments propres à DORA.

  2. 9–12 mois

    Bout en bout, incluant la préparation TLPT

    Programme complet : nous concevons le cadre, le registre, les clauses contractuelles, les processus d'incident et le programme de tests, et vous préparons à un premier TLPT si vous êtes désignés ; votre équipe IT, votre prestataire et les testeurs réalisent le travail technique et les tests.

FAQ

Ce que nous demandent DSI, risques et conformité sur DORA.

À qui DORA s’applique-t-il exactement ?
DORA est le règlement (UE) 2022/2554, applicable depuis le 17 janvier 2025. Il vise les entités financières de l'Union : banques, assureurs, entreprises d'investissement, établissements de paiement et de monnaie électronique, prestataires sur crypto-actifs, gestionnaires de fonds, les établissements de paiement étant visés quelle que soit leur taille. Les micro-entreprises (moins de 10 salariés et chiffre d'affaires ou bilan annuel jusqu'à 2 M€) bénéficient d'allègements, dont l'exclusion des TLPT. L'article 16 prévoit un cadre simplifié pour des catégories nommées, comme les petites entreprises d'investissement non interconnectées et les établissements de paiement et de monnaie électronique exemptés. Les prestataires TIC désignés critiques par les Autorités européennes de supervision sont supervisés directement au niveau européen. En France, l'autorité de contrôle est l'ACPR ou l'AMF selon votre agrément.
DORA s'applique-t-il à nos prestataires TIC même s'ils ne sont pas des entités financières ?
Oui — directement aux prestataires critiques (avec supervision UE), et indirectement aux prestataires non critiques via les obligations contractuelles que leurs clients entités financières doivent imposer. Les prestataires non critiques doivent accepter les clauses de l'article 30 : droits d'audit, notification d'incident, engagements de continuité d'activité, plans de sortie.
Nous sommes déjà conformes aux orientations EBA TIC — sommes-nous DORA-conformes ?
Non. Les orientations EBA sont un bon point de départ mais DORA va significativement au-delà sur trois points : des TLPT tous les trois ans pour les entités désignées par l'autorité compétente ; le registre d'information de l'article 28, paragraphe 3, et les clauses contractuelles obligatoires de l'article 30 ; et la cadence de notification d'incident 4h/72h/1mois avec seuils quantitatifs de classification.
Quelle est la différence entre tests de résilience de base et avancés (TLPT) ?
Les tests de base sont au moins annuels pour les systèmes TIC qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes (hors micro-entreprises) : évaluations de vulnérabilités, tests par scénarios, revues de sécurité réseau et physique. Le TLPT n'est exigé tous les trois ans que des entités financières désignées par leur autorité compétente, selon des critères d'impact, de stabilité financière et de risque TIC ; les micro-entreprises en sont exclues. Il est mené sur les systèmes en production à partir de renseignement réel sur la menace, par des testeurs répondant à l'article 27 (externes, ou internes avec l'accord de l'autorité et un testeur externe tous les trois tests). Les résultats vont à l'autorité ; les constats doivent être corrigés.
En quoi la notification d'incident DORA diffère-t-elle du RGPD et de NIS2 ?
DORA exige une notification initiale dans les 4 heures suivant la qualification d'un incident comme majeur — significativement plus rapide que la notification de violation à 72 heures du RGPD et l'alerte précoce à 24 heures de NIS2. La classification DORA utilise des seuils d'impact quantitatifs. Un seul incident peut déclencher les trois cadres simultanément ; nous concevons des processus d'incident intégrés satisfaisant chaque délai.
DORA s'applique-t-il si nous sommes une petite institution de paiement ?
Oui. Les établissements de paiement sont couverts par DORA quelle que soit leur taille. DORA prévoit lui-même des allègements pour les micro-entreprises (moins de 10 salariés et chiffre d'affaires ou bilan jusqu'à 2 M€), dont l'exclusion des TLPT, et les établissements de paiement exemptés relèvent du cadre simplifié de l'article 16 — mais la notification des incidents et les obligations contractuelles de l'article 30 continuent de s'appliquer.
DORA s'applique-t-il à une entité financière établie dans les DROM ?
Oui, de plein droit. Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte — comme Saint-Martin — sont des régions ultrapériphériques de l'Union (articles 349 et 355, paragraphe 1, du TFUE). DORA est directement applicable, sans transposition : une entité financière établie dans ces territoires y est soumise exactement comme son homologue métropolitaine, sous ses autorités de surveillance habituelles.
Comment DORA s’articule-t-il avec le Règlement IA ?
Beaucoup d'entités financières utilisent l'IA au cœur de leur activité. L'évaluation de la solvabilité des personnes physiques relève de l'annexe III haut risque du Règlement européen sur l'IA (point 5 b)) : les obligations déployeur de l'Article 26 s'ajoutent alors aux exigences DORA de gestion des risques TIC. La détection de la fraude est expressément exclue de ce point, et le filtrage LBC n'y figure pas. DORA est par ailleurs lex specialis pour le secteur : NIS2 ne s'applique généralement pas aux services financiers des entités couvertes par DORA.
Combien de temps prend la mise en conformité DORA ?
3 à 6 mois à partir d'un socle EBA-aligné ou ISO 27001 (en comblant les écarts spécifiques DORA) ; 9 à 12 mois bout en bout incluant la préparation TLPT. DORA s'applique depuis le 17 janvier 2025 et les inspections de supervision sont en cours — ce n'est plus un exercice de planification ; la plupart des missions tournent sur des échéances clients tendues.