Data Governance Act (DGA) : votre entreprise est-elle concernée ?
Il vise surtout les entreprises qui servent d’intermédiaire, mutualisent ou donnent des données. Voyez où vous en êtes.
Êtes-vous concerné ?
Le Data Governance Act vous concerne-t-il ?
Oui à la première : vous avez des obligations directes, dès aujourd’hui. Oui aux autres : le règlement vous touche plus légèrement, ou par vos contrats. Les critères exacts figurent plus bas, dans la partie destinée à votre DSI.
- Mettez-vous en relation ceux qui détiennent des données et ceux qui veulent les utiliser ?Place de marché de données, plateforme d’échange sectorielle, espace de données personnelles, courtier en données. Vous devez le notifier à l’autorité compétente (l’Arcep en France) avant de commencer.
- Réutilisez-vous des données protégées détenues par des organismes publics ?Des données couvertes par le secret des affaires, le secret statistique ou les droits de tiers. Des conditions de réutilisation précises s’appliquent.
- Collectez-vous des données données pour l’intérêt général ?Pour la recherche, la santé, le climat ou l’urbanisme. Vous pouvez être reconnu comme organisation altruiste en matière de données, un label de confiance.
- Participez-vous à un espace de données sectoriel, ou travaillez-vous avec un intermédiaire ?Santé, mobilité, énergie, agriculture, industrie. Attendez-vous à ce que ses règles vous atteignent par vos contrats.
Pas concerné ?
Aucune de ces situations ? Pas d’obligation directe, en général.
Les hébergeurs, les services d’analyse et les entreprises qui utilisent les données pour leur propre compte ne sont pas des intermédiaires de données. Le RGPD s’applique toujours aux données personnelles partagées. Le Data Act, texte distinct, peut viser vos produits connectés.
Ce qui change pour vous
Neutre, déclaré, et séparé de vos autres activités.
Le Data Governance Act fixe des règles pour le partage des données, pas pour leur traitement. Il s’applique depuis le 24 septembre 2023. Le délai de grâce des intermédiaires de données déjà actifs a pris fin le 24 septembre 2025.
Un intermédiaire de données notifie l’Arcep avant de commencer, reste neutre et n’utilise pas les données pour son propre compte. Il sépare aussi ce service de ses autres activités. Opérer sans notification peut conduire à une suspension.
Le vrai risque est d’être arrêté, et de perdre la confiance dont vit une activité de partage de données. La réponse : un statut clair, puis la notification et la gouvernance attendues. Quand des données personnelles sont partagées, le RGPD s’applique pleinement.
Par où commencer
Confirmer votre statut, puis mettre la gouvernance en place.
Ce que nous livrons
- Une réponse documentée pour chaque activité : obligations directes, indirectes, ou hors champ
- Pour un intermédiaire : le dossier de notification, et les règles de neutralité et de séparation
- Pour l’altruisme : le dossier d’enregistrement et la transparence que le label exige
- Une seule conception qui couvre le Data Governance Act et le RGPD quand des données personnelles sont partagées
- La préparation aux espaces de données sectoriels auxquels vous participez
Qui fait quoi
Nous pilotons la gouvernance. Votre équipe informatique garde la technique.
Ce que nous pilotons
- Établir comment le règlement s’applique à chaque activité
- Préparer le dossier de notification ou d’enregistrement (vous le déposez)
- Rédiger les règles de neutralité, de séparation et de transparence
- Aligner la conception sur le RGPD
Ce qui reste chez votre prestataire informatique
- Mettre en place la séparation des accès et les mesures de sécurité
- Conserver les journaux et traces que les règles exigent
- Exploiter la plateforme au quotidien
Nous vérifions son travail au regard des règles, pour que les preuves tiennent face à l’autorité.
Pour commencer
Première étape : confirmer votre statut.
Vous savez, activité par activité, si le Data Governance Act s’applique et ce qu’il demande. La suite est dimensionnée selon votre rôle (intermédiaire, altruisme ou réutilisateur), au forfait.
Pour votre DSI, DPO ou DAF
Ce que le DGA exige réellement.
- 01Ch. II · Art. 3–9
Réutilisation des données protégées du secteur public
Les organismes publics doivent respecter des conditions spécifiques : mesures techniques et organisationnelles appropriées, frais proportionnés, transparence sur les conditions de réutilisation.
- 02Ch. III · Art. 10–15
Services d'intermédiation de données
Les prestataires doivent notifier l'autorité nationale compétente avant de commencer à opérer. Ne peuvent utiliser les données pour leurs propres fins commerciales. Doivent maintenir une stricte séparation entre l'intermédiation et les autres activités. Doivent mettre en œuvre des mesures techniques et de sécurité appropriées.
- 03Ch. IV · Art. 16–25
Altruisme des données
Les organisations reconnues doivent satisfaire à des exigences spécifiques de gouvernance, transparence, sécurité et responsabilité — registre public des usages, restriction aux finalités altruistes déclarées, rapports d'activité annuels à l'autorité compétente.
- 04Ch. VI · Art. 29–30
Comité européen de l'innovation des données
L'EDIB coordonne le développement de standards communs pour les espaces européens de données — écosystèmes sectoriels en santé, énergie, mobilité, agriculture, industrie.
Sanctions nationales — et suspension opérationnelle.
Le DGA est appliqué par les autorités nationales compétentes désignées par chaque État membre. Les sanctions de non-conformité sont fixées par la loi nationale — le DGA exige qu'elles soient effectives, proportionnées et dissuasives.
Les prestataires de services d'intermédiation de données opérant sans notification, ne respectant pas les obligations de neutralité ou détournant les données qui leur sont confiées font face à une suspension d'activité et, selon la mise en œuvre nationale, à des sanctions financières significatives. Les désignations varient selon les États membres — en France, l'Arcep est l'autorité compétente pour l'intermédiation de données (loi SREN de mai 2024), en lien avec la CNIL lorsque des données personnelles sont en jeu ; les autres États désignent leurs propres autorités. Les prestataires d'intermédiation opérant aujourd'hui sans notification sont déjà en violation, quel que soit le pays.
Structure des sanctions
Nationale
chaque État membre fixe des sanctions qui doivent être effectives, proportionnées et dissuasives.
Sanction opérationnelle
Suspension
les intermédiaires de données opérant sans notification font face à une suspension.
Autorité compétente
Par État
chaque État membre désigne la sienne — l'Arcep en France, par exemple.
Calendrier type
Dépend du périmètre. La plupart des missions sont une construction de gouvernance ciblée.
Semaines 1–2
Cadrage
Confirmation de l'applicabilité directe vs indirecte du DGA. Cartographie des flux de données. Identification des obligations spécifiques par chapitre.
Semaines 3–8
Construction de la gouvernance
Préparation à la notification, cadre de neutralité, contrôles de sécurité et transparence, conception du registre public (cas altruisme).
En continu
Conformité opérationnelle
Rapports d'activité annuels (organisations d'altruisme), interactions avec l'autorité de contrôle, alignement RGPD pour les flux de données personnelles.
FAQ